À vous toutes qui portez la vie et vous préparez à enfanter l’humanité, laissez-moi vous dire combien vous avez tout ce qu’il faut en vous pour mettre au monde votre bébé.

Enfanter, c’est l’acte primitif le plus ancien qui soit. Chaque humain sur Terre provient d’une femme qui l’a enfanté.  C’est un fait.

Pourtant, à l’ère moderne on nous a programmés à croire qu'une fois enceinte, on doit s’en remettre à une autorité plus savante que nous, un médecin ou une sage-femme. On nous a conditionnés à croire dur comme fer que ce sont les seules personnes qui peuvent nous accoucher de notre bébé et nous délivrer de son placenta. Ça fait plus de deux cents ans que ça dure. Et pourtant, deux cents ans, ce n'est qu’un clignement de cils dans notre humanité vieille de 300 000 ans.

Et pourtant, la vérité, quand on y pense, c'est que personne ne nous accouche, qu'en fait, on ne peut accoucher que de nos propres bébés.  J'ai témoigné moi-même des centaines de naissances, et pourtant, je n'ai accouché que cinq fois. 

Qu’on se le dise, la science obstétricale moderne n’a pas sauvé la reproduction humaine. Certes, elle lui a apporté des connaissances et des interventions tout à fait louables, mais sans plus. Sans plus. Je répète, sans plus. 

Pourtant, la campagne de peur a gagné depuis longtemps dans le monde des naissances, puisque la grande majorité des personnes enceintes sont terrifiées à l’idée d’accoucher, et qui plus est, elles ignorent absolument tout de la puissance qui réside à même le fait d’être née avec un utérus.

Bravo patriarcat, t’as gagné. Mais ce que tu ne sais pas encore, c’est que la révolution est en cours et que tes années sont comptées!  

Crédit photos:  Toutes les photos de ce billet, y compris la photo de couverture, sont des oeuvres de la photographe  Audrey Le Guen @L'art de l'enfantement. Je vous invite à découvrir le travail de cette artiste extraordinaire (dans le Var) en cliquant sur ce lien. 

La femme a tout ce qu’il faut en elle, mais on lui a fait croire le contraire.

Je vous le répète, si vous êtes une personne enceinte, vous avez tout ce qu’il faut en vous pour mettre au monde votre bébé et son placenta.

Seulement, on vous a toujours fait croire le contraire. On vous a parlé des risques de ci et des risques de ça, on vous a fait croire à une sorte de garantie, comme quoi,  en vous remettant aux médecins et sages-femmes, tout allait bien aller.

Mais la vérité, c’est que dans le monde des naissances (et dans la vie en général), personne ne peut vous donner de garantie, pas même le plus grand spécialiste des spécialistes. La vérité, c’est que venir au monde vient avec la destination ultime de la mort, qu’on espère après une longue vie heureuse, certes, mais qui, en réalité, arrive parfois avant même d’avoir poussé un premier cri.

Oh, n’allez pas me méprendre ici. Je ne suis pas en train de vous dire de faire l’autruche si votre bébé ne bouge plus, ou encore, de ne rien faire si à la rupture de la poche des eaux vous constatez un liquide méconial épais. Je pourrais vous citer tout plein d’exemples où la médecine et ses techniques et technologies sont utiles et peuvent réellement sauver des vies, ou simplement la réassurer.

Mais là, je parle de la base. Le fondement initial de l’existence humaine, la prémisse de la naissance, celle qui nous rappelle que toute personne enceinte en santé et avec une grossesse normale a tout ce qu'il faut en elle pour enfanter son bébé et le placenta qui vient avec. 

Crédit photo @ L'art de l'enfantement

Enfanter dans la conscience de votre puissance vous propulsera vers vos plus grandes réalisations.

Ce que la médecine moderne ne dit pas aux femmes enceintes et à leur famille, c’est à quel point en touchant à leur capacité d’enfanter l’humanité, elles peuvent toucher à des niveaux de puissance qui ont toujours été cachés en elles.

Personnellement, je le vois tous les jours depuis presque vingt ans maintenant. Des femmes qui enfantent dans la pleine conscience de leur pouvoir et qui arrive avec chaque bébé à un nouvel aube de tous les possibles en elles. Des possibles qu’elles n’avaient jamais même imaginés accessibles pour elles.

J’ai vu des femmes, considérées comme sans ressource par le système, enfanter dans leur plein pouvoir et devenir des entrepreneures à succès. J’ai vu des femmes établies dans une vie bien casée, tout quitter et aller refaire leur vie à l’autre bout du monde. J’ai vu des femmes quitter leur boulot qu’elles n’aiment pas et faire cinq, six bébés d’affilée et devenir des mères au foyer qui font l’école à la maison. J’ai vu des jeunes mères de 17 et 18 ans toucher à leur pleine puissance et plonger dans des projets autodidactes complètement magiques, ou encore, retourner à l’école avec leur bébé dans le porte-bébé. J'ai même vu des pères enfanter parce qu'ils avaient le privilège d'être né avec un utérus. J’ai vu tant de fois la propulsion de la vie des personnes et des familles qui avaient touché à leur pleine puissance. Et moi-même, à chaque fois, j’ai été propulsée vers le niveau de puissance supérieur en moi. Chaque fois, ma vie a pris une tournure vers le mieux, le plus juste, le plus WOW!

Ça ne veut pas dire que la vie devient plus facile, au contraire! Vivre le Dharma de sa nouvelle puissance rencontrée en enfantant l’humanité, ça peut nous propulser dans des zones inconfortables pendant plusieurs mois et même années! C’est normal de devoir ajuster sa vie quand on s’émancipe dans un autre niveau de conscience et de puissance.

Par exemple, quand j’ai eu mon quatrième enfant et qu’on a décidé de sortir les filles de l’école et de quitter le Québec pour aller vivre dans la jungle, s’en sont suivis des mois de casse-tête existentiel ! Mais aujourd’hui, deux ans plus tard, on ne regrette rien. On sait qu’on est à l’endroit parfait pour embrasser ce qui est et saisir chaque jour un peu plus la sacralité de la vie et la gratitude de notre chance.

Crédit photo @ L'art de l'enfantement

Pourquoi donc la médecine n’encourage pas les femmes à toucher cette puissance?

C’est une question légitime, que plusieurs Birth Keeper comme moi nous posons. Nous qui avons vu des centaines et des milliers de femmes et familles s’émanciper suite à la mise au monde de leurs bébés.

Quand on y réfléchit comme il faut, on constate que tous les faits sont présents, et bien au-delà, pour s’imaginer la plus grande conspiration patriarcale de l’ère moderne à l’égard des femmes.

« Faites leur douter de leur plus grand pouvoir et vous pourrez les contrôler jusqu’à leur dire comment, quand, et combien de fois porter la vie. Jusqu’à les convaincre de s’en remettre complètement à vous, de leurs hormones à la mise au monde de leurs enfants. Elles iront même jusqu’à vous remercier de les avoir accouchées. Elles iront même jusqu’à croire que vous les avez épargnées de la mort inévitable sans votre savoir. Alors, vous pourrez contrôler leur attachement avec leur bébé, le doser pour ainsi dire, et ainsi, pouvoir leur dicter comment (bien) materner leur petit, combien de temps les allaiter, quand les mettre à la crèche, à quel âge les mettre à l’école, et donc, en faire des mère soumises au système pour que leurs enfants soient dociles et qu’ils deviennent des futurs payeurs d’impôts eux aussi soumis au système. Parce qu’avouons-le, les hommes savent mieux faire que les femmes en ce qui concerne l’enfantement et la maternité!»

Bon allez, je vais m’arrêter tout de suite avec mes délires de conspirationniste médicale. Pour deux raisons : la première, je suis de nature à croire que chaque humain est fondamentalement bon, la deuxième, je sais qu’il existe partout dans le monde des milliers de sages-femmes et médecins aux cœurs purs et aux intentions sincères de faire le bien et le bon pour les femmes et familles qui enfantent.

Je préfère donc dire qu’on est présentement dans un tournant historique important. D’un côté, l’éveil de conscience accéléré de toutes ces personnes enceintes qui se reconnectent à leur capacité ancestrale d’enfanter l’humanité, et de l’autre, tous ces médecins, sages-femmes, infirmières, auxilliaires, etc., qui sont figé.es dans leur égo de dominance des personnes qui enfantent ou encore déchiré.e.s entre leur volonté de servir les familles et d'honorer la sacralité des processus versus la réalité du débit inhumain de patient.es, de protocoles limitants, de la peur des poursuites et des réprimandes de toutes sortes.

Il y a un dicton qui court dans les couloirs d’obstétrique :

 « Aucun juge ne pourra te reprocher d’avoir fait une césarienne trop vite, mais si tu l’as fait trop tard, oui.»

Tant que la peur des poursuites animera les médecins et sages-femmes, on ne pourra pas vivre la totale réclamation de la sacralité de l’enfantement sur les territoires de naissances.

Bon allez, arrêtez-vous un peu de lire et prenez-le temps de respirer, ici et maintenant,  une fois, deux fois... et regardez cette photo, comme c'est beau!

Crédit photo @ L'art de l'enfantement

Mais comment donc allons-nous ramener la sacralité dans la science?

Grâce à vous, femmes enceintes qui, à votre tour, allez bientôt enfanter ! Grâce à vous, qui choisissez de vous aligner sans compromis avec le savoir ancestral qui vient avec votre privilège d’être née avec un utérus et un vagin.

Grâce à vous, qui vous tenez le dos droit avec un regard affirmé devant votre médecin et sage-femme et qui lui rappelez par votre prestance que c’est VOTRE VAGIN, VOTRE CORPS, VOTRE BÉBÉ, VOTRE ENFANTEMENT.

Grâce à vous femmes fortes de notre époque qui choisissez de vous libérer du patriarcat médical et de dire: 

«Je crois en mon corps.»
«J’ai confiance en mon bébé.»
«Je sais que j’ai tout ce qu’il faut en moi.» 
«Merci Docteur d’être là au besoin, mais à priori je n’aurai pas besoin de vous!»

Vous n’êtes pas folles ou irresponsables d’affirmer ceci haut et fort, et de croire avec conviction en votre capacité d’enfanter. Vous n’êtes même pas originales ni même naïves, comme on ose parfois vous le faire croire. Vous êtes tout simplement et banalement, NORMALES.

Parce qu’enfanter dans sa puissance et son autonomie de femme, c’est l’histoire de l’humanité. Parce que depuis que le monde est monde, ce sont les femmes qui enfantent l’humanité. Qu’on se le dise une fois pour toute !

Crédit photo @ L'art de l'enfantement

Bien sûr, il faudra vous préparer.

C'est qu'on a tellement été programmé.es à douter et à avoir peur de toucher à sa puissance de femme qui enfante l’humanité, que la libération passe forcément d'abord par un bon détricotage des croyances et des mythes, et aussi, avec une préparation optimale du projet de naissance.

C’est un fait, à l’ère moderne où le patriarcat médical domine même le corps des personnes qui enfantent, ce sont les femmes enceintes et familles qui se sont le mieux préparées qui arrivent à naviguer au mieux dans l’affirmation de leurs souhaits et désirs en ce qui concerne la réalisation de leur enfantement de rêve.

Bien sûr, se préparer à aller enfanter n’est pas l’histoire de l’humanité. Pendant des milliers d’années, on enfantait seules en famille supportées pas notre tribu. Dans certaines sociétés intactes, les femmes allaient même mettre au monde leurs bébés complètement seules dans la jungle et revenaient quand c’était fait, avec le bébé dans les bras. C’est qu’à cette époque, personne n’aurait oser douter de la capacité d’une personne enceinte à enfanter son bébé et le placenta qui vient avec.

Ce qui n’est pas le cas de nos jours! C’est donc pour ça qu’il est fondamental de bien se préparer. J’ai d’ailleurs une préparation virtuelle à la naissance disponible sur ce blogue, si préparer la naissance dans l’intimité de votre chez vous vous intéresse! Sinon, cherchez-vous une doula ou une sage-femme qui correspond à vos valeurs et à votre projet de naissance et laissez-vous inspirer et  guider par elle dans la réalisation de votre enfantement de rêve. 

Surtout, sachez-le, évitez les préparations à la naissance qui vous enseignent comment bien courber votre dos lors de la pose d'une péridurale, ou encore, qui vous montrent à quoi ressemble un forceps et qui vous expliquent même,  comment on le manipule! Je ne plaisante même pas. La plupart des prépas naissances sont construites ainsi.   

Si ce que vous souhaitez c'est d'enfanter dans votre plein pouvoir, entourez-vous de gens qui croient en vous et faites vos choix en conséquence. Même si en chemin vous devez accepter de déplaire à votre belle-mère ou vos amis, et même à votre médecin ou sage-femme!

Avez-vous déjà réalisé qu'on ose changer de coiffeur s'il nous gâche notre coupe, mais qu'on n'ose pas changer de médecin ou sage-femme si on ne l'aime pas?! Les cheveux, ça repousse. Une naissance, ça n'arrive qu'une fois. 

Crédit photo @ L'art de l'enfantement

La révolution des naissances passera par la réclamation des femmes et de leur famille.

Notre humanité moderne est anémique de conscience et de spiritualité. Et cela, parce que depuis 5000 ans le patriarcat priorise l’égo et dénigre l’esprit. On voit bien où ça nous a menés. Il est temps de remettre l’esprit au volant de nos vies et l’égo dans le siège du co-pilote, surtout quand vient le temps d'enfanter l'humanité dans toute sa puissance. C'est ça la révolution du nouveau paradigme des naissance et de l'enfantement entre science et sacré. 

Et cette révolution, elle est en pleine émergence! Jamais depuis 100 ans les femmes et leur famille n'ont autant réclamé le respect de leurs choix dans leur vision d'enfantement de rêve. Grâce au virtuel et aux communautés, privées ou publiques, les connaissances et les récits sont plus que jamais accessibles. 

Plus les années passent, plus on constate que le savoir de la naissance n'est plus un secret bien gardé qui n'appartient qu'aux médecins et aux sages-femmes. De nos jours, et de plus en plus, les femmes et leur famille réclament ce savoir, réclament leur puissance et leur liberté décisionnelle, et cela est magnifique. 

Je fais partie de ces femmes et familles et j'en suis fière. Je connais aussi des centaines de sages-femmes, médecins, infirmière et doulas qui supportent ce mouvement de réappropriations et de réclamations, et c'est tellement beau de voir ces professionnels mettre leurs esprits dans le siège du passager pour être authentiquement AU SERVICE des femmes et familles qui enfantent l'humanité de demain. 

AHO. 

Kxx