On devient toutes mère à l'aube de sa nouvelle puissance. 

On n'est plus jamais la même après le voyage dans l'ailleurs d'où on revient mère.

Au sommet du vortex de la naissance, quand l'intensité du vortex a fragmenté notre égo jusqu'à nous faire disparaître dans l'ailleurs, on se retrouve alors inclinée devant notre nouvelle puissance. 

Alors, notre bébé peut naître. et nous, on peut naître comme mère.

Cette puissance, elle se trouve au coeur même de notre notre utérus et c'est entre autre dans la symphonie de la mise au monde qu'elle se dévoile à nous. 

 

À chaque naissance, une nouvelle aube de sa puissance.  

Une aube qui se trame dès la grossesse avec le courage dont il faut faire preuve pour devenir un vaisseau de création pendant 10 lunes et parfois plus.  

Une aube qui se trame à même l'intéroception des mouvements du foetus qui active la plasticité cérébrale. C'est tout à fait logique au fond. Le cerveau de la mère doit se réorganiser devant les sensations du foetus qui bouge et qui grandit à l'intérieur du corps.  Et pour cela, il va se réorganiser, s'adapter. Sa neuroplasticité est activée. 

Ainsi, quand l'accouchement a lieu et que la femme arrive au sommet du vortex de la naissance, qu'elle se laisse prendre par l'intensité jusqu'à en perdre son égo, c'est là qu'elle arrive au sommet de sa nouvelle puissance.

Le rite de passage a lieu. Tout ce que la femme a toujours été jusqu'à présent se transforme en la nouvelle version d'elle-même. La version mère pour laquelle son bébé est venu.

Les bébés ne nous choisissent pas pour la mère que nous sommes avant de les mettre au monde, mais pour la mère que nous allons devenir de l'autre côté du vortex de leur venue au monde. 

PEU IMPORTE LE DÉROULEMENT

 Qu'on enfante dans la plus totale souveraineté, ou qu'on doive se sacrifier sur le bûché de la mise au monde pour sauver notre vie ou celle de notre enfant, quand on enfante on rencontre toujours l'aube de notre nouvelle puissance. 


C'est un rendez-vous inévitable.

Seulement, on n'en parle si peu que les nouvelles mères ignorent tout de cette nouvelle identité qui les attend. 

Elles se retrouvent en postnatal dans un corps qu'elles ne reconnaissent plus, avec en plus des convictions nouvelles, des remises en question, des désirs nouveaux. 

Dans l'enfantement, elles ont touché à quelque chose d'insoupçonné en elles. Elles ont touché à l'aube de leur nouvelle puissance et il faut la tisser, cette nouvelle puissance.